for subsequent processing.

Accueil > Street art > Banksy

Banksy

lundi 31 mars 2014, par contact

Banksy est le pseudonyme d’un artiste connu pour son art urbain et également comme peintre et réalisateur. Dissimulant sa véritable identité, des spéculations sont faites, fondées sur des images prises par des caméras de vidéosurveillance ; il serait originaire des environs de Stoke au Royaume-Uni1, serait né en 19742 et se nommerait Robert Banks3, ou encore Robin Gunningham2. Étant jeune il a fait partie d’un groupe de graffeurs, le Bristol’s DryBreadZ Crew (DBZ). Il aurait été influencé par la scène underground de Bristol et par ses relations entre artistes et musiciens, cette ville ayant donné naissance au mouvement trip hop. C’est à cet endroit que Banksy réalisa ses premières œuvres. Aujourd’hui on peut trouver certaines de celles-ci en galerie, plusieurs ont été vendues, notamment à Christina Aguilera ou encore Kate Moss4,5.

Il combine les techniques de Warhol et de l’installation pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie comme Ernest Pignon-Ernest, Miss.Tic, Jef Aérosol ou Blek le rat. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinées avec des slogans. Le message est généralement antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.

Il s’est forgé une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s’intéressent aussi à lui. Il participe au festival de graffitis Walls on Fire (en 1998, dans le quartier portuaire de Bristol. En 1999, il crée la fresque The Mild Mild West1. En 2000, il expose l’ensemble de son œuvre au restaurant Severnshed de Bristol1. Il a notamment travaillé sur le film Les Fils de l’homme6 et a réalisé en 2003 la pochette du disque de Blur, Think Tank.

En 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres. À la place de l’effigie de la reine d’Angleterre, se trouve celle de Lady Diana. Il change également le « Bank of England » par « Banksy of England ». Il en disperse la plupart lors du carnaval à Notting Hill7. En 2005, lors de son exposition Crude Oils, il détourne les tableaux de Claude Monet ou de Vincent van Gogh et à cette occasion, il libère 200 rats1.

Banksy a fondé le projet « Santa’s Ghetto » en réalisant des peintures sur le mur de Bethléem et aux abords du camp d’Aida afin de redonner espoir aux habitants palestiniens. En 2005, avec l’aide d’autres artistes, comme Ron English, un Américain, le mur de séparation prend petit à petit les couleurs d’une toile artistique géante, comme avec l’image de la petite Vietnamienne brûlée au napalm qui tient par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald.

Concernant ce projet, Banksy raconte dans son livre Wall & Piece, qu’un jour, alors qu’il peignait sur le mur de séparation, un habitant est venu lui dire : « vous embellissez le mur ». Banksy, flatté : « Merci, c’est gentil », fut aussitôt coupé par le vieil homme : « On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous ».

En septembre 2006, il place une poupée gonflable en taille réelle à Disneyland (Californie) qui porte un uniforme orange comme ceux de Guantanamo8.

Au cours de l’été 2009, une importante exposition lui a été consacrée au Musée de Bristol, en Angleterre, avec plus de 100 œuvres, et qui aura accueilli plus de 300 000 visiteurs pendant 12 semaines9.

En 2010 sort le film Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop), réalisé par Banksy lui-même et présenté au Festival du film de Sundance10, ainsi qu’à la Berlinale. Il fut d’ailleurs nommé grâce à celui-ci pour l’Oscar du meilleur film documentaire en janvier 2011. Le film présente des artistes comme Invader et Shepard Fairey, tous supposément filmés par Thierry Guetta, qui tente lui aussi de devenir un artiste urbain. Il s’attaque aux studios de la Fox, en détournant le générique des Simpson1.

En 2011, juste après les émeutes qui ont secoué le Royaume-Uni, il diffuse sur Channel 4 un documentaire sur la désobéissance civile intitulé The Antics Roadshow11.

En 2013, à partir du 1er octobre, il réalise des œuvres à New York, mêlant graffitis et installations dans des camions12. Il intitule cette prestation Better out than in. Son premier graffiti est rapidement vandalisé13. Il est aussi, à cette occasion, pisté par les fans. L’un d’eux dépose un pisteur dans un des camions qu’il a redécoré 14, tandis qu’un autre diffuse une photo d’une personne qui serait Banksy prise alors qu’un de ses camions était tombé en panne15.

liens :
http://www.banksy-art.com/
http://www.lemonde.fr/culture/visuel/2013/11/01/sur-les-traces-de-banksy-a-new-york_3507086_3246.html